Abolition de la Shoah des animaux

« A tous les animaux morts, à ceux qui sont en train de mourir à la minute où j’écris et à tous ceux qui vont bientôt périr dans l’industrie implacable, qui transforme chaque seconde la chair animale en chair meurtrie, faisant de nos palais les tombeaux de terribles souffrances. »

Aurait-il été décent de se demander « pour ou contre les chambres à gaz » ? De même aujourd’hui dans l’actualité de l’horreur, il ne s’agit pas de débattre « pour ou contre les abattoirs » mais d’agir de toute urgence.

Faut-il le rappeler ? C’est une question de vie ou de mort pour des milliards de personnes animales. Derrière chaque morceau de viande que nous consommons se trouve un animal, un être sensible, un être apte à la joie, la souffrance, la volonté, l’affection, un être apte au jeu.Un être sensible qui est né et mort en enfer, dans des conditions abominables d’esclavage à l’engraissement et d’abattage.

A vous les sans droits, coupables d’être comestibles :

A vous, cochons faits tripes, rouge à lèvre, bonbons, savons

A vous, vaches faites boeufs, steak-haché, entrecôte.

A vous, agneaux faits gigots, pull, veste.

A vous, poules faites poulets.

A vous, saumons faits papillottes.

A vous, cannards faits foie gras, aiguillettes, coeurs.

A vous, dindes faites escalopes.

A vous, lapins faits civet.

A vous, thons faits rillettes.

A vous, chevaux faits lasagnes.

A vous, chameaux faits scandales,portes-feuilles.

A vous, oies faites confit.

A vous, chiens faits ragoût.

A vous,ânes faits saucissons.

A vous, requins faits soupe.

A vous, autruches faites pavé.

A vous, colins faits bâtonnets.

A vous, poussins faits croquettes.

A TOI L’ANIMAL INCONNU,NE ET ASSASSINE POUR FAIRE VIANDE, MORT AVANT D’AVOIR VÉCU.

Les « sans voix » nous crient l’effroi de l’holocauste et nous laissons leurs corps être génétiquement sélectionnés, violés, sexisés, ébouillantés, électrocutés, égorgés, décapités, tronçonnés…Et leur charcutage devenir notre charcuterie. » Pour les animaux, tous les humains sont des nazis ». Si les animaux pouvaient parler,peut-être nous diraient-ils ces mots d’un survivant de Dachau (abattoir pour animaux humains):

« J’ai tant souffert que je peux sentir les souffrances d’autres créatures grâce aux miennes »

Le pire n’est pas avant,le pire n’est pas ailleurs,le pire n’est pas plus tard,le pire est ici et maintenant.Nous ne voulons pas voir, nous ne voulons pas savoir, nous ne voulons pas de détails,nous ne voulons pas avoir l’appétit coupé. Le déni révisionniste est collectif : ce massacre de masse est inutile et ravage l’espoir d’une suite pour nos civilisations. Il n’y aura jamais de paix, il n’y aura jamais de justice batties sur le charnier de nos soeurs animales,de nos frères animaux, de nos semblables sujets de vie.

Stoppons ensemble l’animalicide, ce génocide à nul autre pareil où la barbarie s’exerce dans la cadence infernale d’une industrie tortionnaire.

Assiégeons les bureaux des grands groupes fascistes, propriétaires des camps de torture et de mort.

Assiégeons les sites de Neslé, Lactalis, Charal, Aoste, tous proxénètes de la viande, violeurs des femelles procréatrices, bourreaux d’enfants, tueurs en série des jeunes mâles.

Ciblons leur publispécisme, la propagande carniste n’a qu’un seul but: normaliser le crime, invisibiliser les sévices pour que jamais nous n’entendions le cri de la viande.Ce silence est nécessaire à leur profit : BRISONS-LE !

Végétalien.nes, nous ne sommes plus clients du meurtre,entrons maintenant en résistance politique.

Entrons ensemble dans les abattoirs où nos soeurs et frères sont exterminés.

Exigeons que l’animalicide devienne illégal, comme tous les crimes de guerre.

Terrien.nes, retrouvons l’empathie pour nos alter ego

Laissons leur souffrance nous secouer

Traversons notre honte

Endossons nos responsabilités d’humains:

ABATTONS LES ABATTOIRS.

Et n’oublions jamais : les animaux esclaves se foutent bien de notre compassion, seules comptent nos actions pour que cesse enfin leur éternel Tréblinka.

En route – pour l’abolition de la Shoah des animaux,

En route – libération animale année zéro,

En route – vite, ils meurent !

Solveig Halloin, 6 juin 2015, devant le « musée » des abattoirs de Toulouse,
prononcé à l’occasion de la Marche pour la fermeture des abattoirs.

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