Ecologie

Cause animale et écologie

lettre ouverte aux élus, conseillers municipaux, généraux, régionaux, simples militants, députés, ministres etc etc … bref tout ce qui se réclame « écologiste » dans ce pays (et au-delà).

Ce qui différencie les élus écologistes, notamment Europe Écologie Les Verts, des autres partis politiques, c’est un discours sur l’éthique et des préoccupations qui vont au-delà des interactions inter-humains. Avec notamment 2 mots d’ordre, lancés comme un appel à l’altruisme :

  • la biodiversité
  • le respect du vivant
  1. La biodiversité en question

  • en mer : du fait de la surpêche, la quasi totalité des espèces de poissons et de mammifères marins sont en voie de disparition.

combien de fois par an entend-t-on un écologiste aborder la question de la pêche industrielle (= la quasi-totalité de la pêche tout court) ?

  • sur terre : le nombre d’espèce « chassables » en France (car classées « nuisibles ») est infiniment supérieur à celui des autres pays (90 espèces), on y trouve même des espèces en voie de disparition.

combien de fois par an, entend-t-on un écologiste aborder la question ?

  • la pollution: l’élevage est un des premiers facteurs de gaz à effets de serre, de pollution des sols, des eaux et des nappes phréatiques.

combien de fois par an, entend-t-on un écologiste aborder la question ?

*Question :

Pourquoi se soucie-t-on de biodiversité ?

(→ en quoi se soucier du fait que subsistent un grand nombre d’espèces différentes constitue une préoccupation de première importance ?)

Les écologistes se soucient de biodiversité parce qu’ils ont bien compris que notre survie en dépendait ; ce que les autres partis n’ont pas compris (ou qu’ils ont compris mais considéré comme moins important que le fait d’accroitre leur « pouvoir d’achat »).
C’est donc une préoccupation centrée sur l’humain,
mais pas sur les espèces en question, entités abstraites incapables de conscience et de ressentis.

Nous avons compris que les animaux, à l’exception des humains, étaient systématiquement considérés en tant qu’ espèces et JAMAIS en tant qu’ individus par les écologistes.

Il aurait pourtant suffit de s’être attardé quelques instants près d’eux pour s’être rendu compte qu’ils étaient capables d’émotions ; ces émotions même que NOUS connaissons parce que nous aussi, sommes capables de les ressentir.

(Mais sommes-nous capables de les identifier chez les Autres (espèces animales) ??)

Nous avons compris que nous faisions partie d’un tout ; d’un tout vivant, mais aussi et avant tout, d’un tout sentient (capable de ressentis).

  • Question : en quoi être considéré comme un individu (donc digne de respect), peut légitimement se limiter au critère de l’humanité (de l’appartenance à l’espèce humaine) ?

2 ) Le « respect du vivant » en question.

A) L’argument des générations futures.

Dans l’idéal, quand on « respecte le vivant », on le fait pour le vivant en question.
Si on le fait pour « nos enfants et nos petits enfants », les « générations futures », c’est-à-dire
1- des individus qui n’existent pas encore et qui pourraient tout aussi bien ne pas exister
2- des prolongements de nous-même,
ça n’est pas de l’altruisme, c’est le contraire de ça.

B) Le chaînon manquant.

Quand on est écologiste, on respecte les arbres et les plantes, qui c’est vrai sont vivants. On respecte également les humains puisqu’on va se soucier de leurs progénitures éventuelles à venir.

N’y aurait-il pas comme un trou ? Une marche manquante dans cet escalier du respect du vivant ??

Est-ce qu’un animal non-humain est moins vivant qu’une plante ? Certes non. Il l’est tout autant. Mais à vrai dire, il aurait même un petit truc en +, le même petit truc en + qu’a un humain par rapport à une plante (normal, l’humain étant un animal et non un végétal), ce même petit truc en + qui fait que si on mettait sur un pied d’égalité un humain avec une salade, pour ce qui est de le faire passer de vie à trépas, on serait CHOQUÉS.

A la rigueur, si on est un ours des Pyrénées, importé de Slovénie, on a droit à l’attention de nos amis écologistes.

Mais si on est un chevreuil, un sanglier d’élevage élevé par les soins de nos amis chasseurs afin de pouvoir nous mettre une balle dans la tête pour les détendre le dimanche,

si on est un poulet, un cochon, un veau, une vache, un agneau, un chevreau etc … , n’importe quel animal en attente dans les couloirs de la mort des abattoirs, en attente d’être égorgé avec ou sans étourdissement selon les cadences imposées par l’entreprise ou les superstitions religieuses,

si on est un poisson agonisant des heures durant dans un filet de pêche ou éviscéré vivant sur le pont d’un bateau,

si on est un canard du Gers à qui on inflige le supplice du gavage plusieurs fois par jour, au moyen d’un tube métallique de 25 cm de long,

si on est une souris de laboratoire,

si on est un singe de laboratoire,

si on est un tigre de cirque,

si on est un vison de ferme à fourrure,

si on est un taureau de corrida,

QU’EN EST-IL DU « RESPECT DU VIVANT » ?

Manger de la viande ou tout produit d’origine animale n’est en rien nécessaire à la santé humaine, de même que les tests sur les animaux, les manteaux de fourrure, les jeux barbares utilisant les animaux, etc…

Toute politique qui ne tient de leur calvaire aucun compte est une politique criminelle.

Carole Mare, mars 2012.

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